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Dernière alerte

Des ados canadiens rapportent avoir vu des images sanglantes et des scènes de violence réelle sur YouTube et TikTok


L’actualité récente a fait état de rapports troublants qui sont difficiles à expliquer et encore plus difficiles à voir. Par exemple, la suite d’une automutilation en direct de la personnalité médiatique, une fusillade meurtrière à Montréal ou à l’assassinat du commentateur politique Charlie Kirk. Pourtant, des vidéos montrant ce genre d’images choquantes et bouleversantes circulent largement et se retrouvent bel et bien dans les fils de médias sociaux de nombreux enfants au Canada.

Un rapport (en anglais seulement) coproduit par DIY : Digital Safety et le Centre canadien de protection de l’enfance (CCPE) révèle que 85 % des ados canadiens sont exposés à des images sanglantes et violentes sur les plateformes de réseaux sociaux les plus populaires, notamment YouTubeMD et TikTokMD.

Ce constat, qui repose sur une enquête menée auprès de plus de 1000 Canadiens âgés de 13 à 18 ans, montre combien il est facile pour des enfants de voir des images explicites et bouleversantes sur Internet. Certains observateurs craignent qu’une exposition répétée à de telles images ne finisse par banaliser les comportements violents.

De quoi parle-t-on exactement?

Les principales catégories d’images sanglantes et violentes que les ados disent voir sur Internet sont :

  • Images de bagarres : Près des trois quarts des ados (73 %) disent avoir vu des vidéos de bagarre. Certaines vidéos montraient des adultes se faisant tabasser par un groupe de personnes, tandis que d’autres montraient des bagarres à l’école impliquant des personnes connues des jeunes interrogés.
  • Images de violence policière : Plus de la moitié des ados (63 %) rapportent avoir vu des scènes de fusillade impliquant la police ou des agents de l’ICE (les services fédéraux américains de l’immigration), ou encore des arrestations violentes.
  • Images d’abus sexuels : Dans une proportion toutefois moins grande, un certain nombre d’ados disent avoir vu des scènes d’abus sexuels commis tant sur des adultes (13 %) que sur des enfants (10 %). Certains des exemples donnés faisaient état de scènes d’agressions sexuelles et de zoophilie.

Cyberaide.ca relève sensiblement la même chose dans les signalements qui lui sont faits par des jeunes lorsqu’ils sont exposés à des contenus explicites et violents sur Internet. Certains signalements font état d’images d’abus pédosexuels, d’automutilation et de suicide.

Comment les ados en viennent-ils à voir de telles images?

Les jeunes interrogés disent avoir vu ce genre d’images sur YouTube (44 %) et TikTok (42 %). Environ un sur trois a vu ces images sur InstagramMD (31 %) ou FacebookMD (28 %).

Dans beaucoup de cas, ces images sont publiées par des inconnus (39 %) ou recommandées par les algorithmes des médias sociaux (33 %). Les ados souhaiteraient toutefois, dans une large majorité (70 %), être moins souvent exposés à de telles images. Autrement dit, les ados ne cherchent pas à voir ces images; ce sont plutôt ces images qui viennent à eux.

Les ados se sont dits bouleversés ou choqués par ces images. Certains ont fait état d’effets négatifs durables.

Comment protéger vos ados?

  • Créez un bon climat de communication : Discutez avec vos ados de ce qu’ils voient sur Internet. En établissant un dialogue ouvert, vous les encouragerez peut-être à se tourner vers vous ou vers un autre adulte de confiance s’ils tombent sur des images qui les dérangent ou qui les insécurisent.
  • Activez les contrôles parentaux : Un bon moyen de réduire les risques d’exposition de vos ados à des images nocives sur Internet est d’activer les contrôles parentaux et les filtres de contenu et de baliser clairement l’usage des appareils numériques (par exemple, limiter le temps d’écran ou désactiver du Wi-Fi la nuit).
  • Signalez les images en cause : Signaler les images nocives est un bon moyen d’aider les plateformes et les algorithmes à mieux identifier les images qui devraient être soustraites à la vue des jeunes utilisateurs. Cela aide aussi à supprimer, réduire ou limiter la probabilité que des images similaires continuent d’apparaître dans leurs fils de médias sociaux.
  • Offrez des ressources : Si vous ou vos ados tombez sur des images de violence sexuelle contre des enfants, signalez-les à Cyberaide.ca ou à la police. Si votre enfant a été victime de cyberviolence et a besoin d’aide, consultez AidezMoiSVP.ca.

Ce texte n’a d’autre but que d’informer le lecteur et ne saurait être considéré comme un avis de nature juridique ou autre. Il revient au lecteur d’évaluer le contenu en fonction de sa propre réalité et de tous les facteurs en cause. Toutes les marques citées appartiennent à leurs détenteurs respectifs. Ce texte repose sur une enquête menée en janvier 2026. Le rapport de l’enquête contient plus de détails, y compris la méthodologie. Les mentions d’entreprises spécifiques dans les résultats reflètent les expériences rapportées par les ados qui ont participé à l’enquête; d’autres ados pourraient avoir vécu des expériences différentes avec les mêmes entreprises. Les liens vers des sites tiers sont fournis pour la commodité du lecteur et ne constituent pas une caution. Le CCPE se dégage de toute responsabilité quant à l’exactitude et au contenu de ces sites. Sauf erreurs et omissions.


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